Maladie de Lyme et co-infections

Origines

La bactérie Borrelia Burgdorferi et les espèces voisines infectent l’homme depuis des millénaires, avec une distribution géographique mondiale.

Ötzi, momie congelée il y a 3500 ans dans le glacier du Tyrol, avait la maladie de Lyme.

La maladie de Lyme (une bactérie, Borrelia) ou Borréliose de Lyme (multiples espèces de Borrelia) a été nommée d'après les villes de Lyme et Old Lyme, deux villes des Etats-Unis dans l'Etat du Connecticut, où elle a été signalée pour la première fois en 1975 et identifiée en 1977.

Amédée Borrel, bactériologiste formé à Montpellier et chercheur à l’Institut Pasteur de Paris en 1892. Il a identifié les premières borrélioses.

Wilhelm Burgdorfer, d’origine suisse alémanique (né à Bâle), médecin microbiologiste formé à l’université de Bâle et à l’institut Suisse de médecine tropicale. Il a ensuite émigré aux Etats-Unis et fut naturalisé Américain. Il avait publié dans les années 50 sur ces infections occultes. Il est le découvreur, au début des années 80, de la bactérie responsable de la maladie de Lyme (Borrelia Burgdorferi). Il avait une connaissance approfondie des différentes espèces de Borrélies. Il a également travaillé sur coxiella et rickettsia.

 

Définition

C’est une maladie vectorielle et une zoonose (maladie infectieuse touchant l'être humain et de nombreux animaux).

La transmission à l'homme se produit le plus souvent par des piqûres de tiques infectées, qui sucent le sang humain (tiques dures Ixodes).

C’est une maladie bactérienne, où la tique peut transmettre une grande diversité de borrélies : Borrelia burgdorferi (spirochète : petite bactérie spiralée, en forme de ressort), Borrelia garinii, Borrelia afzelii, etc.

Les autres borrélioses sont dites fièvres récurrentes (cosmopolites transmises par les poux et régionales par les tiques molles).

La tique peut également transmettre des co-infections bactériennes (Bartonella, Brucella, Rickettsia, Coxiella, Anaplasma, Mycoplasma, Chlamydia, Ehrlichia, etc.), virales (Epstein-Barr, Herpès, Cytomégalovirus…), fongiques et/ou parasitaires (Babésia)

 

Tiques

Ce sont des arthropodes (comme les insectes) mais elles appartiennent à la famille des arachnides (araignées, scorpions, acariens comme les aoûtats).

Ils existent des tiques dures (genre Ixodes) ou molles.

Les tiques dures peuvent rester un an sans manger, ni boire (pour les larves) et plusieurs mois pour les adultes. Elles font des repas prolongés (2-3 jours pour les larves, 5 jours pour les nymphes et 10 jours pour les adultes femelles).

Les tiques molles peuvent jeûner pendant 5 ans. Elles font des repas de quelques minutes ou heures, puis se décrochent.

Les tiques ne se nourrissent dans leur vie que 3 fois, à chaque changement (larve, nymphe, adulte).

Mais elles peuvent s’hydrater en absorbant l’humidité ambiante.

La femelle peut augmenter sont poids de plus de 600 fois en se gorgeant de sang et sa taille peut dépasser un centimètre de longueur.

L’adulte mâle ne mange pas mais s’accouple à la femelle pendant son repas sur l’hôte, puis il meurt.

La femelle se laisse tomber pour pondre ses oeufs puis meurt.

Les tiques attendent dans les autres herbes ou les fougères. Elles sont nombreuses dans les forêts.

Certaines peuvent partir en chasse et courir.

Elles détectent la chaleur et le dioxyde de carbone émis par la future victime.

Le rostre est une pièce effilée creuse servant d’aiguille, dotée de structures permettant de découper la peau et de petits crochets antiretour permettant de bien s’accrocher.

La tique réalise une anesthésie locale et sécrète une espèce de colle qui fixe solidement le rostre.

La piqûre est indolore.

Grâce à des enzymes dans sa salive, cela va détruire les tissus autour du point de piqûre, ce qui va former une petite poche de sang sous la peau par rupture de capillaires sanguins. Le sang va se mélanger aux débris cellulaires et aux sécrétions salivaires de la tique qui va se nourrir mais aussi régurgiter dans cette poche et ainsi transmettre les microbes.

Les nymphes, moins riches en Borrelia que les adultes, mais 10 à 50 fois plus nombreuses, sont la source majeure de contamination.

Les larves sont 10 fois moins contaminées que les nymphes.

 

Symptômes

La maladie est caractérisée par une grande diversité génétique, épidémiologique, clinique et diagnostique.

Elle est multiviscérale (pouvant affecter divers organes) et multisystémique (pouvant toucher différents systèmes) avec des manifestations cliniques polymorphes (cutanées, rhumatologiques et neurologiques).

La majorité des signes sont subjectifs, non visibles et uniquement ressentis par le patient.

 
 
 

Caroline Asmatico-Naturopathe diplômée MTE - Hydrothérapeute du côlon - Infirmière

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